La récitation de Al-Fatiha derrière l’imam – Allamah Nadhir Hussein Muhaddith Ad-Dehlwi

Question :

Que disent les savants sur le fait que la récitation de Al-Fatiha derrière l’imam est obligatoire ou non et la preuve dans le hadith concerne la récitation ou l’abstinence ?

Réponse :

La récitation de Al-Fatiha derrière l’imam est obligatoire, le hadith concernant la récitation est authentique et le hadith concernant l’abstinence de la récitation est faible, il n’est pas authentique.

Il y a dans le Bulugh Al-Maram :
‘Ubadah Bin As-Samit rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit  » Pas de prière pour qui ne récite pas la Mère du Quraan »
Rapporté par Al-Bukhari et Muslim.

Dans la narration d’Ibn Hibban et Daraqutni il est rapporté :
« La prière dans laquelle Al-Fatiha n’est pas récitée, la prière n’est pas complète. »

Dans ce hadith, la Prophète ﷺ a précisé de manière générale qu’il soit prieur (en groupe) ou imam, ou prieur seul; celui qui ne récite pas Al-Fatiha, sa prière n’est pas valide.
Il est donc prouvé qu’il est obligatoire de réciter Al-Fatiha pour chaque prière.

Ce hadith est mutafiq aleyh (c’est à dire rapporté à la fois par Al-Bukhari et Muslim), de ce fait le niveau du hadith est élevé et authentique.
Il a été ordonné aux suiveurs de réciter Al-Fatiha derrière l’imam.

D’autre part dans Abu Dawoud, Tirmidhi et autre, il est rapporté par ‘Ubadah Bin As-Samit qu’il ne faut rien réciter si ce n’est Al-Fatiha et celui qui ne la récite pas, sa prière n’est pas valide.
Ce hadith aussi est authentique.
Beaucoup de savants du hadith l’ont authentifiés.

Toute les narrations mis en avant pour soutenir l’interdiction de la récitation de Al-Fatiha derrière l’imam, parmi elles, celles qui sont authentiques, ne prouvent pas l’interdiction en elles-mêmes. Et celles qui prouvent textuellement l’interdiction (de la récitation derrière l’imam) sont soit sans fondement soit faible et rejeté.

Parmi les savants hanafi, l’auteur de At-Ta’liq Al-Mumjad a approuvé cela et écrit :
« Dans aucune narration marfu’ est rapportée l’interdiction de la récitation de Al-Fatiha derrière l’imam. Et les savants hanafi qui rapportent les narrations marfu’ sur l’interdiction sont soit sans fondement soit elles ne sont pas authentiques. »
(At-Ta’liq Al-Mumjad, page 101)

C’est pour cette raison que tous sauf une partie de la communauté de Koufa (région de l’Irak actuelle) étaient de cet avis (de l’obligation de la récitation).
Abdullah Ibn Al-Mubarak, qui était un grand savant du hadith et un jurisconsulte, a dit :
« Je récite derrière l’imam et tous le monde récitent également derrière l’imam sauf une communauté parmi les gens de Koufa.
(Jami’ Tirmidhi, page 59)

Parmi les savants hanafi eux-mêmes, certains ont recommandés la récitation de Al-Fatiha dans chaque prière (à voix haute et à voix basse) et certains savants, seulement dans la prière à voix basse.

‘Allamah ‘Ayini (Hanafi) écrit dans le commentaire du Sahih Al-Bukhari :

« Certains parmi nos compagnons, sur la base de la précaution, recommandent (la récitation de Al-Fatiha derrière l’imam) dans chaque prière et certains recommandent seulement dans les prières à voix basse. Les jurisconsultes du Hijaz et du Sham sont de cet avis »
(‘Umdat Al-Qari 6/14)

Sheikh Al-Imam Al-‘Alim Al Kabir Al-Muhaddith, Al-‘Allamah Nadhir Hussein Ad-Dehlwi

[Fatawa Naziriyyah, 1/399,400]

La position de tawarruk dans chaque dernier tashahhud – Hafiz Zubair Ali Zai

Que la prière soit d’une unité de prière (rak’ah), deux unités de prière, trois unités de prière ou quatre unités de prière, etc… le tawarruk (s’asseoir sur le flanc) se fera à chaque dernier tashahhud (celui qui se termine par la salutation finale)

Pour les preuves, voir Muntaqa d’Ibn Al Jaaroud (numéro 192, sanad hasan), et Sahih Al-Bukhari (numéro 827).

Si la prière est composée uniquement de deux unités de prière (par exemple Fajr), ne pas faire le tawarruk au dernier tashahhud n’est prouvé dans aucun hadith alors que ‘Umar radhi Allah ‘anhu ayant accompli deux unités de prière a fait le tawarruk (voir Noor Al Ayinin page 204)

 

 

Maqalaat volume 3 page 583

Hafiz Zubair Ali Zai

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Serrer la poignée de main spécifiquement après Jumu’ah et l’Eid – Allamah Shams Ul Haqq Azimabadi

Question :

 

Serrer la poignée de main spécifiquement après la prière de Jumu’ah ou de l’Eid est-il prouvé par le Prophète ﷺ, les Compagnons, les Tabi’in, les Taba’ Tabi’in et les Imam Mujtahidin ou non ? Et quel est son jugement ? Quel est l’avis des vérificateurs hanafis ?

 

 

Réponse : 

 

Serrer la poignée de main au moment d’une rencontre est établie par le Prophète ﷺ et les Compagnons mais spécifiquement après Jumu’ah et les prières de l’Eid est une innovation.

Sheikh Ibn Al-Hajj écrit dans Al-Madkhal :

« Et l’action de serrer la poignée de main, dans la législation, ce fait lors d’une rencontre avec son frère musulman et non après les prières. Tout ceci est une innovation. Nous oeuvrerons seulement par rapport à ce qui est établie par le législateur. Il convient d’arrêter ceci (cette innovation) et interdire celui qui oeuvre ainsi car il a agit à l’encontre de la Sunnah »

 

Sheikh Ahmad Bin Ali Rumi dit dans Majalis Al-Abraar :

« Enfin, concernant la poignée de main en dehors de la rencontre, lors du Jumu’ah et de l’Eid, comme ceci est devenue coutume à notre époque, alors sur cela il y a silence dans les hadith. Donc ceci (serrer la main spécifiquement lors du Jumu’ah et de l’Eid) est sans preuve. Il a déjà été dit qu’à ce moment, lorsqu’il n’y a aucune preuve alors ceci est rejetée et il n’est pas permis d’y suivre aveuglément.

 

Sheikh Abdul Haqq Dehlwi écrit dans le commentaire du Mishkat (Ash’at Al-Lam’at) :

Les personnes qui serrent la poignée de main (spécifiquement) après la prière et le jumu’a, ceci n’est pas une chose de la religion, mais plutôt, faire ceci à un moment spécifique est une innovation.

 

Mulla ‘Ali Qari dans le commentaire du Mishkat et Ibn ‘Abidin dans Radd Al-Mohtaar écrivent également dans ce sens.

 

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Allamah Shams Ul Haqq Azimabadi

Majmu’ Maqalaat wa Fatawa

page 134-135

 

 

Salam Aleykum ou As-Salamu Aleykum – Hafiz Zubair Ali Zai

S’échanger le Salam

Question :

Dans le Quraan, il y a les termes Salamoun ‘Aleykum (سلامٌ علیكم)
De la même manière, dans Sahih Ibn Hibban, Imam Damiyati a rapporté aussi dans Al Mutajar Ar-Raabah. La question est que, très souvent, au moment de se saluer, les gens se disent Salamu ‘Aleykum (سلامُ علیکم) alors que concernant la salutation, dans les ahadith on retrouve As-Salamu ‘Aleykum (السلامُ علیکم) comme rapporté très souvent par l’Imam Nawawi dans Ryadh As-Salihine.
Est-il permis de dire Salamu ‘Aleykum (سلامُ علیکم) ?
Réponse :

Il est préférable de dire As-Salamu ‘Aleykum (السلامُ علیکم) comme prouvé dans les ahadith mutawatir (voir par exemple Sahih Bukhari 6227, Sahih Muslim 2841/7163)
Il est aussi juste de dire Salamoun ‘Aleykum (سلامٌ علیکم) qu’on retrouve dans le Quraan (voir Sourate Al-An’am : 54, Sourate Al-A’raf : 46, Sourate Az-Zumar : 73)
Il est aussi établie de la même manière,seulement Salamoun (سلامٌ) et Salamann (سلاماً) (voir par exemple Sourate Hud : 69)

Par contre il n’est apparu dans aucun verset ou hadith Salamou ‘Aleykum (سلامُ علیکم) et ces termes n’ont ni été transmis par les Salaf Salihine.
De ce fait, il ne faut pas dire Salamu ‘Aleykum (سلامُ علیکم) mais il faut plutôt dire As-Salamu ‘Aleykum (السلامُ علیکم) qui est plus préférable.

Rappelez vous que passer le Salam est une sunnah et y répondre une obligation. De ce fait celui qui répond à la salutation, doit le faire d’une manière correcte et meilleure.
Par exemple, pour As-Salamu ‘Aleykum, on doit répondre avec les termes Wa ‘Aleykum As-Salam Wa Rehmatullah ou Wa ‘Aleykum As-Salam…

Les personnes qui répondent à la salutation d’un simple hochement de tête, sans utiliser les termes adéquats, sont sur une erreur évidente et sont même sujet aux péchés.

Point bénéfique : Le fait de dire As-Salamu ‘Aleykum Wa rehmatullahi Wa Barakatouh apporte 30 bonnes actions. (voir Sunan Abi Dawud 5195 Sanad Hassan, Sunan Tirmidhi 2689 Hassan Sahih Gharib)

 

Hafiz Zubair ‘Ali Zai
Fatawa ‘Ilmiya
Volume 3
Page 278-279

 

L’évocation d’Allah – Allamah Thanaullah Amritsari

« Une fois, avec un ami non-musulman, je me suis assis sur une charrette et après avoir lu cette du’a :

سُـبْحانَ الّذي سَخَّـرَ لَنا هذا وَما كُنّا لَهُ مُقْـرِنين، وَإِنّا إِلى رَبِّنا لَمُنـقَلِبون

« Gloire à Celui qui a mis ceci à notre service alors que nous n’étions pas capables de les dominer. – Et c’est vers notre Seigneur que nous devons retourner »

J’ai demandé à cet ami, qu’il a vu (lu) des livres de beaucoup de religions, s’il a vu dans une quelconque religion cette droiture d’évoquer, avant d’enfourcher une monture, la grandeur et la majesté d’Allah ?

La réponse de cet ami fut la même que celle dont j’avais connaissance, c’est à dire non [aucune autre religion que l’Islam n’a cette noble pratique d’évoquer Allah à tout moment].




Rissala Kalima Tayibah, page 29

Sheikh ul Islam Allamah Thanaullah Amritsari 

Biographie et oeuvres du savant Hafiz Zubair Ali Zai

Son nom et sa lignée

Il est le Muhaddith Al-Allamah Hafiz Zubair Ali Zai. Il appartient à la race des Pathaan et appartient à la tribu nommée « Ali Zai » des Pathaan. Son nom et sa lignée comme suit :

« Muhammad Zubair bin Mujaddad Khan bin Dost Muhammad bin Jahangir Khan bin Amir Khan bin Shahbaz Khan bin Karam Khan bin Gul Muhammad Khan bin Peer Muhammad Khan bin Azaad Khan bin Allahdad Khan bin Umar Khan bin Khawajah Muhammad Khan bin Joha bin Akhgar bin Hangash bin Peerdad Khan »

Sa naissance

Le Muhaqiq, Cheikh Zubair Ali Zai est né le 25 juin 1957 à Peerdad, près de Hazro, dans la région de Attock, Pakistan. Son prédécesseur Peerdad Khan a colonisé le village portant son nom, après être venu de Ghazni (Afghanistan).
Son respectable père, Haji Mujaddad Khan (n.1926) était une personnalité religieux et socialiste de sa région, et un membre de Majlis Shoora Jamaat Islami. Suite au mouvement « Khatam Nabuwwat » et ses efforts contre Bhutto, il fut emprisonné deux fois.

Son éducation

Cheikh Zubair Ali Zai a étudié jusqu’au F.A., après cela il a complété son B.A. dans une institution privée. En 1983, il passa son examen de Master dans les études islamiques.

En 1994, il passa également son master en langue arabe à l’université du Punjab, Lahore.

Il aimait lire les livres dès son enfance. En 1973, il lut le premier volume du Sahih Boukhari, après quoi, entre 1972-1974, il devint Aamil bil Hadith, c’est à dire Ahl ul Hadith. À partir de ce moment, le but de sa vie changea d’apprendre et enseigner le hadith.

Ses professeurs

Dans le but d’apprendre les hadiths du Prophète ﷺ, il étudia avec de nombreux et connus Chouyoukh-ul Hadith de cette époque. Les noms de certains comme suit :

– Muhaddith Abu Al Fadhal Fayz-ur Rehman Thawri (m.1995)

Cheikh Thawri était un savant sénior de son temps. Il est celui qui a écrit la fameuse réfutation sur Al Johar An-Naqi d’Ibn Turkmani Al-Hanafi en 10 volumes. Ce livre est un vrai trésor qui n’a pas d’égal.

– Muhaddith Abu Muhammad Badi-ud-deen Shah Rashidi As-Sindhi (m.1996)

Tout comme son élève (Zubair Ali Zai), il était un vrai imam dans la science du Rijaal. Cheikh Zubair a dit à propos de lui : « Si je devais faire un voeu entre le coin yéménite et le Maqaam, je jurerais que je ne connais pas plus savants que l’imam Badi-ud-deen As-Sindhi. »
Cette réplique est une copie de ce qu’a dit l’imam Ali bin Al-Madini, le professeur de l’imam Boukhari, à propos de l’imam Abdur-Rehman Al-Mahdi.

– Muhaddith Abu Al Qasim Muhibullah Shah Rashidi As-Sindhi (m.1995)

Il était le frère aîné du Cheikh Badi-ud-deen et pas moins savant que lui dans la science et la vertue.

– Muhaddith Ataullah Hanif Bhujiani (m.1987)

Il était le directeur et l’initiateur du fameux magazine publié à Lahore depuis des décennies intitulé « Al-i’tisam ». Il a écrit Ta’liqat Sunan Nasa’i dont s’est inspiré Cheikh Al-Albani.

– Muhaddith Abdul Mannan Noorpuri

Il était Cheikh ul Hadith, un grand muhaddith de son temps. Il est décédé en 2012. Il est l’auteur de certains travaux très bénéfique comme son excellente réponse à « Faiz-ul Bari Sharh Sahih Boukhari » d’Anwar Shah Kashmiri. Il a complété cette œuvre aux côtés de son fameux professeur, Allamah Muhammad Gondalwi.

Cheikh Hafiz Abdus Salam Bhutwi

– Cheikh Hafiz Abdul Hamid Azhar

– Muhaddith Abu Ar-Rijaal Allah Ditta Sohdarwi

– Muhaddith Abdul Ghafoor Hassan

– Cheikh Muhammad Ayoub Shainkwi

– Cheikh Abu Aisha Sabir bin Ashraf Nagharchawi

Complément

Plus tard, en 1990, il passa la dawrah du Hadith à la Jamia Muhammadia à Gujranwala et avec la grâce d’Allah, il réussit en ayant la première position de toute la Jamia. Il a également passé l’examen du Wafaaq ul Madaaris As-Salafiyyah à Faisalabad.

Il a un niveau similaire d’écriture, lecture, oral en langue Pashto, Hindko, Anglais, Grecque et Arabe. Par contre il peut seulement lire et comprendre en langue Perse.

Il s’est marié en 1982, il eut 3 fils et 4 filles. Un de ses fils, Abdullah est Hafidh du Quran alors qu’un autre de ses fils, Mu’adh est en cours d’apprentissage.

Cheikh prêcha avec sincérité et courage, et propagea la Da’wah des Ahl ul Hadith. En 1983, dans sa région, il n’y avait pas de mosquée Ahl ul Hadith, aujourd’hui il y en a 11 dans lesquelles « Qala Allah » et « Qala Rasool Allah » retentissent. Personne n’était capable de lui faire face de part son opinion sur le taqlid (suivi aveugle), son amour pour le tehqiq (recherche), et les fanatiques Hanafi Deobandi et Barelwi devenaient rapidement Ahl ul Hadith.

Débat avec un groupe de chrétiens

Dans le but d’ordonner le bien et interdire le blâmable, il a également débattu avec des gens. En 1997, il eu un débat avec un groupe de chrétiens dans une école chrétienne nommée ZBI. Dans ce débat, Cheikh Abdul Hamid Azhar, Cheikh Talib ur Rehman et Cheikh Muhammad Rafiq Salafi étaient également présent.

Durant le débat, l’orateur chrétien a présenté au Cheikh Zubair une copie de la Bible en Grec en disant que c’est le vrai texte et il le mit au défi de trouver une erreur dans celle-ci.
Cheikh Zubair qui avait des notions en Grec, ce que le groupe de chrétiens ne savait pas. Il prit immédiatement la Bible et leur montra les contradictions de la Bible dans la généalogie de Jesus. Au final les chrétiens fuirent la place et un des chrétien accepta l’Islam. Et la Louange est à Allah.

Autre débat

• il eu un débat avec les Qadiyanis de la ville de Attock, dans lequel un Qadiyani nommé Imtiyaz déclara la Shahada et devint Musulman durant le débat. Le reste des Qadiyanis fuirent le débat en disant qu’ils allaient ramener plus de monde pour les assister mais ils ne revinrent jamais.
• dans un endroit nommé Kohat Jungle Khayl, Cheikh Talib ur Rehman eu un débat avec un Deobandi nommé Master Ameen Okarvi, dans lequel Cheikh Zubair Ali Zai assista Cheikh Talib ur Rehman. Immédiatement après le débat, un Deobandi nommé Rouh Rawan Sultan devint Ahl ul Hadith.
• il eu également un débat avec un Deobandi Mamati de Hazro sur le sujet du Taqlid à Hari Pur Hazara, dans lequel un Deobandi nommée Qari Chan Muhammad fut vaincu et exposé. Les vidéos de ce débat sont disponibles.
• il eu un débat avec le fameux takfiri de Karachi nommé Docteur Masood ud deen Uthmani dans sa mosquée. Durant le débat, ce docteur fui le débat et une grande partie de son groupe se repentirent de leur fausses croyances.
• il a également débattu avec le fondateur de la secte Masoodiya dite Jamat ul Muslimin, nommé Masood Ahmed BSC, à Islamabad, dans la maison du fils de Masood, Suleyman. Dans ce débat, Masood devint sans parole. La Jamat ul muslimin de la ville de Hazro (ville du Cheikh Zubair) cassa le serment avec Masood et devint Ahl ul Hadith.

Ses oeuvres

Depuis qu’il est un servant du Maslak des Muhadithines, il garda des liens avec les gens du Maslak Ahl ul Hadith. Il n’appartenait à aucun groupe spécifique ou parti politique. Au contraire, il fut choisi comme Amir de différentes organisations Ahl ul Hadith dans leur ijtimaa’ : Markazi Jamiyat Ahl Hadith, Ghuraba Ahl Hadith, Jama’at Ahl Hadith Hazro, Ahl Hadith supreme council…

Tout en ayant une excellente mémoire, Allah lui offrit un amour pour le tehqiq. Cette ferveur se conclus par une immence bibliothèque. Cheikh dépensait son argent dans sa bibliothèque. Sa Bibliothèque est appelée Maktabat-uz-Zubairiya. Un grand nombre de livres peuvent être trouvés dans cette maktaba, de différents genre comme : Quran, Uloom ul Quran, Hadith, Uloom ul Hadith, Mutoon ul Hadith, Shuruhaat ul Hadith, Asma ur Rijaal, Fiqh ul Madhaahib, Kutub Al-Faraq, Lughat et bien d’autres. Et tout particulièrement, tout les masadir wa marajih de Ahadiths y sont présents. Le Cheikh dépensa la majeur partie de son temps dans sa maktaba, se préoccupant de ses travaux.

Il était également en contact avec Darussalam de Ryadh et Lahore durant les cinq dernières années, raison pour laquelle il resta dans ses deux villes à la demande des gens de la maktaba, durant ce temps, il eu l’occasion d’accomplir le Hajj et la Umra. Durant son séjour en Arabie Saoudite, il eu l’occasion de rencontrer différent savant comme Cheikh Safi ur Rehman Mubarakpouri, Cheikh Aziz Shams, Cheikh Abu Al Ashbal Shaghif Bahari…

Cheikh était une personne très simple et droite. La fierté, la vanité de la droiture , l’arrogance de la science ne sont pas trouvables en lui. Tout comme le bienfait de ses vastes études et son excellente mémoire, Allah lui a également offert un grand coeur. Il était très plaisant et doux dans ses explications avec les gens. Il mettait en face de celui qui le questionnait toute les références et recherches. Il partageait ouvertement les photocopies de ses travaux non publiés.

Sa mémoire

Cheikh avait une grande mémoire. Étant un savant Hadith, nombreux ahadiths étaient préservés dans sa poitrine.
Cheikh dit lui même, lors d’une session de cours sur Paltalk : « J’ai mémorisé le Quran en entier en 90 jours ! »

Cheikh Muhaddith Al-Allamah Irshad ul Haqq Athari à également fait les éloges de la mémoire du Muhaddith Zubair Ali Zai.
Cheikh Tanwir-ul haqq qui a écrit « Sahih Namaz Nabawi » dit, lorsqu’il recherchait à propos d’un narrateur dans une chaine de transmission mais qu’il n’arrivait pas a trouver à propos de ce narrateur, ces temps Cheikh Zubair était en Arabie Saoudite, alors il ne pouvait pas le contacter. Il appela alors Muhaddith Irshad ul Haqq Athari pour le questionner sur ce narrateur. Cheikh Irshad ul Haqq Athari répondit :  » Je ne suis pas Zubair Ali Zai pour te répondre à propos des narrateurs de mémoire »

Comment Cheikh Muqbil bin Hadi Al Wadi’i écrivit son livre « Nachr us-Sahifah fi Dhikr As-Sahih min Aqwal al-A’immah Al-Jarh wat Ta’dil fi Abi Hanifah »

Cheikh Nadim Zahir (élève de Cheikh Zubair) a dit que le livre que Cheikh Muqbil a écrit sur Abu Hanifa, il l’a écrit avec l’aide du livre de Cheikh Zubair intitulé « Al-Asanid us Sahihah fi Akhbaar al Imam Abi Hanifa »

Lorsque les Cheikh Muqbil et Cheikh Zubair étudiaient sous le Cheikh Badi ud deen Shah Rashidi As-Sindhi, Cheikh Zubair offrît à Cheikh Muqbil le manuscrit de son livre que ce dernier utilisa ensuite pour écrire son livre.

Une fois, Cheikh Zubair fut questionné sur certains livres dont « Nachar us Sahifa » du Cheikh Muqbil. Il répondit :  » Oui c’est un bon livre, Cheikh Muqbil a fait istifada de mon livre que je lui est donné »

Note :

– Le livre de Cheikh Zubair sur Abu Hanifa contient 120 muhadithines qui ont critiqués imam Abu Hanifa.

– Le livre de Cheikh Muqbil sur Abu Hanifa contient 70 muhadithines qui ont critiqués imam Abu Hanifa.

Ses oeuvres

Takhrij, ta’liq et Asma ur Rijaal étaient ses points forts. Il écrivit de nombreux livres et tehqiqi maqalaat en Ourdou et en Arabe.

Livres en Ourdou :

– Noor ul-Aynain fi Ithbaat Raf ‘ul-Yadain
– Al-Qaul as-Saheeh fee maa tawatur fee Nuzool il-Maseeh
– Takhreej Namaaz Nabawi
– Tasheel al-Wusool fi Takhreej Ahadeeth Saalaat ar-Rasool
– Noor ul-Qamrain
Al-Kawakib al-Duriyyah fee Wujoob il Faatihah Khalf al-Imaam fil Jahriyah
– Jannat ka Raasta
– Hadiyat ul-Muslimeen
– Ta’daad Raka’aat Qiyaam Ramdhaan ka Tahqeeqi Jaiza
– Noor ul-Masabeeh
– Takhreej Riyaadh us-Saaliheen
– Takhreej Fatawa Islaamiyaa de Cheikh Ibn Baz (2, 3, 4 Vol)
– Takhreej Ahadeeth: Ar-Rusool Ka’annak taraah
– Al-Bawarik al-Mursalah Ala Dhulumaat at-Tabsarah.
– Master Ameen Okarvi ka Ta’aqqub
– Akadheen Aale Deoband
– Al-Qaul al-Muteen fil Jaher bit-amin
– Nasar al-Ma’bood fi ar-Radd Ala Sultaan Mahmood
– Al-Sunan wal Mubtad’aat
– Talkhees al-Ahadeeth al-Mutawatirah ma’ Sharh
– Asr-e-Haadhir ke chand kadhaabeen ka tadhkirah
– Al-Ta’sees fi Mas’la al-Tadlees
– Tarjumah al-Anwaar fi Shumaail al Nabi al-Mukhtaar de Baghwi
– Tarjumah Juzz Rafa Sha’ar Ashaab ul-Hadeeth de l’Imam Haakim
– Tozeeh ul-Ahkaam
– Tarjumah Ta’liq de Juzz al-Qira’at de l’Imam Boukhari
– Tarjumah Ta’liq de Juzz Raf ul-Yadain de l’Imam Boukhari
– Tarjumah, Tahqiq, Takhrij, et Fawaaid du Muwatta Imaam Maalik
– Tarjumah, Tahqeeq, et Fawaaid de Shumaail at-Tirmidhi
– Chay Ikhtilaafi Masaail
– Ithbaat at-Ta’deel
– Tarjumah, Tahqeeq et Hawashi de “Haaji ke Shab-o-Roz de Khaalid bin Abdullah al-Nasir
– Azwaa ul-Masaabih fi Tahqeeq Mishkaat al-Masaabih
– Tarjumah, Tahqeeq du Sharh Hadeeth Jibreel de Cheikh Abdul Muhsin Al-Abbad
– Deen Main Taqleed ka Masla
– Tofeeq ul-Baari fi Tatbee’ ul-Quraan wa Saheeh ul-Boukhari
– Anwaar ut-Tareeq fi radd Dhulumaat Faisal al-Haleeq
– Fadhaail al-Durood
– Saif ul-Jabbaar fi Jawaab Zahoor wa Nisaar
– Aale Deoband se 210 sawalaat

Cheikh était également l’auteur du Magazine mensuel « Al-Hadith » que de nombreuses personnes lisaient et tiraient profit dut aux tehqiqat et fatawas.

Cheikh a bien d’autres oeuvres mais nous nous arrêterons ici à cause de la longueur.

Livres en arabe :

– Tahqeeq, Takhreej du Musnad al-Humaydi
– Nayl al-Maqsood fi Ta’leeq ala Sunan Abi Dawood wa Takhreej ul-Ahadeeth (Sharh Sunan Abu Dawood)
– Tasheel ul-Mujtaba de l’Imam Nasa’i, Al-Sughra.
– Takhreej Sunan Tirmidhi – takhreej de Shumaail at-Timidhi, et takhreej de Kitaab al-Illal.
– Takhreej an-Nihaya fil Fitan wal Malahim
– Takhreej Seerat Ibn Hishaam
– Tuhfat ul-Ulama fi Takhreej Kitaab ad-Du’afa lil Bukhaari
– Takhreej Ahadeeth Minhaaj ul-Muslim
– Al-Siraaj ul-Muneer fi Takhreej ul-Ahadeeth wal Athaar Tafseer Ibn Katheer
– Al-Asaaneed us-Saheehah fee Akhbaar al-Imaam Abi Hanifa
– Tahqeeq wa Takhreej Ahadeeth: Ithbaat Adhaab al-Qabar lil Bayhaqi
– Talkhees Kaamil Ibn Adi
– Kalaam ad-Daraqutni fi Asmaa ur-Rijaal fi Sunanihi
– Tahqeeq wa Takhreej Juzz Ali bin Muhammad al-Humaydi
– Takhreej wa Tahqeeq Muwatta Imaam Maalik
– Takhreej wa Tahqeeq Buloogh ul-Maraam
– Takhreej wa Tahqeeq Mishkat al-Masabih
– Sihaah Sittah Kaamil
– Fee Dhilaal us-Sunnah Silsilah fi Siyaahat il-Ummah Islaamabaad
– Anwaar us-Saheefah fil ahadeeth id-Da’eefah min al-Sunan al-Arba’ah ma’a al-Adillah
– Anwaar us-Sunan
– Kitaab ath-Thiqaat wad-Du’afaa wal Matrokeen min al-Ma’asireen wa Ghairuha

Décès

Le Cheikh est décédé le 11 Novembre 2013 après être resté un long moment à l’hôpital suite à une crise cardiaque et paralysie.

Qu’Allah lui fasse miséricorde.

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